Le « pont de fer » entre 1846 et 1912

Avant le pont suspendu sur la Fontaulière, la circulation se faisait par la route qui traverse la Ville Basse (rue de la Gravenne), le quartier des Vignes, rejoint les fabriques, traverse la Fontaulière sur le petit pont de pierre des usines et aborde la rude montée du Rocher Noir sur la gauche.
Le 15 janvier 1844 est créée une commission départementale chargée d’étudier les avantages de la construction d’un pont suspendu sur la Fontaulière. Le 9 mai de la même année cette construction était autorisée ainsi que la mise en adjudication des travaux. L’ancien pont serait conservé et le nouveau pont serait à péage.
Le concessionnaire retenu établit le plan du pont et trois tracé possibles pour la route à construire à partir de la Ville Basse.
Le projet qui fut adopté par décision ministérielle du 11 juin 1846 descendait tout droit de la chapelle au pont nécessitant au passage la démolition d’une maison.

Dès le mois d’août les travaux commencèrent simultanément pour la construction du pont et de la route.
Ce n’est que le 25 juillet 1852, après quelques péripéties juridiques, que le pont fut enfin ouvert à la circulation.
Le poste de péage était installé à l’entrée du pont, rive gauche.

Il semble qu’à l’origine il n’y eut pas de limitation de poids des charrois.
Toutefois en août 1853, une charrette lourdement chargée, attelée de 5 chevaux, faillit passe à travers le tablier du pont une poutrelle ayant cassé. On s’aperçut alors que 33 poutrelles étaient à changer
Un autre inconvénient majeur de ce pont fut le grand balancement auquel était soumis le tablier les jours de vent violent ce qui rendait la circulation impossible. Aucun attelage n’osait s’aventurer sur le pont ces jours-là, seuls quelques rares piétons parvenaient à grand peine à le traverser !
Ce n’est qu’en 1869 qu’un arrêté fut pris limitant les poids à 4,5 tonnes pour les voitures à 2 roues attelées de 3 chevaux et 7,5 t pour les voitures à 4 roues et 5 chevaux avec interdiction de dételer des animaux pendant la traversée.
Après 34 ans de péage, le pont fut racheté définitivement en juillet 1886 par le versement au concessionnaire de la somme de 35 250 frs (financement par l’état, le département, et les communes intéressées en amont.

Ce pont dura tant bien que mal jusque vers 1910. Mais déjà avant cette date, il était tellement vétuste qu’il était dangereux de le traverser avec les poids autorisés.
C’est vers 1909 qu’il fut décidé de la construction du pont en pierre actuel, construction réalisée en 1911-1912.
Pendant les travaux, la circulation fut interdite sur le pont suspendu et les véhicules hippomobiles ou automobiles (il y avait déjà des autobus) durent emprunter à nouveau la vieille route pendant 2 ans.
Enfin, vers la fin de l’année 1912, le nouveau pont fut livré à la circulation.
Dans le bulletin de 2015 de l’association vous trouverez l’histoire complète de la construction si vous le souhaitez.